Vietnam – Mes 7 plaisirs futiles à Saigon

Dans la rubrique vie de tous les jours, et après mon dernier article (ironique) sur la vie ici, j’avais envie de partager un peu du quotidien d’une « expat », avec toutes ses petites particularités, tous ses petits plaisirs, et ses petites choses qui « gratouillent » ou qui agacent parfois.

Voici donc, et de façon très futile je l’avoue 7 petits plaisirs au quotidien, loin de mon quotidien parisien d’il y a quelques mois …

1 // Me faire conduire par un chauffeur 

Il faut le savoir, ici à Thao Dien, la plupart des expats travaillent soit dans le D1, autrement dit, le centre de Saigon, soit à quarante cinq minutes de route, et jusqu’à une heure trente pour les plus malchanceux. Ajoutez à ça le fait que la construction du métro est à l’arrêt et que les bus sont quasi inexistants dans ce quartier et vous comprenez pourquoi tous les expats ont un chauffeur.

Pour les plus chanceux, ce chauffeur, la plupart du temps, amène monsieur au travail et est disponible toute la journée pour les sorties de madame. Les autres se contenteront d’avoir quelqu’un qui les attend en bas de chez eux le matin et les ramène le soir, ce qui est aussi un luxe en soi.

Mais résultat, dans beaucoup de cas, comme on fait des choses entre « femmes d’expat », il n’est pas rare que les journées soient accompagnées du chauffeur de l’une ou de l’autre, qui donc par exemple nous dépose dans le D1 pour faire une petite partie de Majhong, puis vient nous chercher à la fin de cette partie, puis nous amène au restaurant que nous avons choisi de tester ce jour là, et enfin nous récupère à la sortie pour nous ramener à Thao Dien.

Pour certaines, surtout celles qui n’en sont pas à leur première expatriation (comme c’est mon cas), c’est quelque chose de normal, d’acquis. Pour moi, c’est vraiment un privilège, une grande chance et un grand plaisir, d’autant que ça permet de partager quelques mots avec le « driver » en général particulièrement sympa et attentionné.

2 // Me faire ouvrir et tenir les portes 

Je prends le risque qu’on me trouve un peu snob avec cet article, mais je l’ai dit tout de suite, ce sont des plaisirs futiles, et quand on quitte Paris et ses habitants pas souriants et ronchons (et même les commerçants ne sont pas en reste), eh bien on est tout simplement ravi d’être accueilli au supermarché par un monsieur qui vous dit bonjour et vous ouvre la porte.

De la même façon, quand on rentre chez soi les bras chargés, on est content que le monsieur en charge de la sécurité et de l’accueil nous ouvre la porte.

Quand il pleut et que l’on se fait déposer sur le trottoir du restaurant où on commence à avoir nos habitudes, on est content qu’un des employés du restaurant sorte avec un immense parapluie pour nous accompagner jusqu’à l’entrée. Et je ne parle pas du tout de restaurant de luxe !

J’ai l’impression de retrouver un peu de la galanterie, de la politesse et de la serviabilité qui parfois manque tant aux gens pressés.

3 // Me faire faire des manucures et pédicures pour 4 euros

Autre plaisir futile, de fille : ne plus avoir à se mettre soi même du vernis.

Parce que oui, à 4 euros la pose de vernis pieds et mains, dans un salon où on entend parler Vietnamien « entre filles » pendant une heure et où on peut essayer de comprendre quelques petits mots, il n’y a vraiment pas de quoi se priver.

Je ne sais pas si je me donne bonne conscience en me disant que ça « crée » ou entretient des emplois, pour compenser le fait que 4 euros pour une heure de travail c’est vraiment dérisoire, mais puisque ces salons sont là, personnellement je choisis d’y aller. En guise de rappel, ou d’information, je crois que le salaire minimum d’un worker ici est d’à peu près 5 millions de dongs, c’est à dire environ 200 euros.

4 // Ne plus jamais faire la vaisselle

Là encore, c’est un confort et un luxe tout relatif que je m’offre en faisant venir des femmes de ménage trois fois par semaine. Le coût horaire rivalise avec celui des esthéticiennes puisqu’on est aux alentours de 60 000 dongs, c’est à dire environ deux euros cinquante.

Et comme pour les ongles, au début, je me disais que trois fois par semaine, c’était beaucoup. Que par ailleurs, je ne travaille pas, donc le temps pour faire le ménage et la vaisselle, je l’ai. Mais dans le fond, puisque pour nous ce sont des montants qui sont vraiment minimes, et que ça donne un peu de salaire et d’argent à deux personnes, je continue de le faire.

Je regrette juste de ne pas réussir à communiquer plus mais heureusement, google translate est là et permet de se faire comprendre et même de rire parfois.

5 // Pouvoir faire les courses à n’importe quel moment de la journée et de la semaine

Anti-travail le dimanche, ne lisez pas ce qui va suivre. Ici, point de dimanche, tout est ouvert à peu près tous les jours et tout le temps. Ça vaut pour les supermarchés, les pharmacies, les centres esthétiques, les centres de massage, les boulangeries, le marché, les magasins, le pressing, bref, tout. On ne se pose pas la question de « tiens est-ce que ce sera ouvert aujourd’hui ? »

Et en fait au delà de ces magasins, c’est la vie qui ne s’arrête jamais. Les vendeurs de rue sont là très tôt et très tard, tous les jours. Et l’impression que ça donne, c’est que c’est leur vie de cuisiner dans la rue, de vendre à manger, de faire la sieste dans un hamac, etc, etc.

Là encore, ça pose la question de la santé (à travailler sept jours sur sept), de la vie de famille, de l’équilibre travail/vie privée, mais comme je viens juste de le dire, on a l’impression que la séparation entre les deux est mince, voir inexistante. Beaucoup de choses se font en famille, entre amis. Et a priori, travailler n’empêche donc pas d’être en famille.

Mais d’ailleurs au delà du Vietnam, il suffit de voyager un peu pour se rendre compte que la « norme » est plus à l’ouverture le dimanche qu’à la fermeture qui fait tant débat en France. Que ce soit à Moscou, à Prague, à Singapour, à Hong Kong où à Ho Chi Minh, quasiment rien ne s’arrête le dimanche.

6 // Passer mon temps à organiser des sorties, des visites et des weekends

Un autre grand luxe ici … Passer du temps à organiser les visites, sorties et weekends. Parce que bien sûr il faut profiter d’être au Vietnam pour découvrir ce beau pays, mais également tous ceux qui sont accessibles en quelques heures de vol.

Ça veut dire se renseigner sur les weekends que l’on peut faire à la mer à deux heures de voiture comme à Ho Tram ou à Vung Tau; ça veut dire rechercher les spectacles ou activités qui nous renseigneront sur l’art et la culture au Vietnam, comme l’AO Show, un cours de cuisine ou un food tour ; ça veut dire visiter les différents bâtiments, musées et autres, comme le musée d’histoire, le centre historique ou encore les temples comme Cao Dai et sa campagne alentour.

Et ça veut aussi dire prendre l’avion pour découvrir de magnifiques destinations comme Singapour, Bali, Siem Reap, Hoi An ou encore Hong Kong.

7 // Payer trois fois rien tout un tas de choses 

J’en reviens encore à l’argent, décidément, mais le coût de la vie est tel ici, qu’on peut se faire plaisir avec seulement quelques euros.

Un forfait de téléphone + internet vous en coûtera donc 200 000 dongs par mois, soit environ huit euros; un magnifique bouquet de lys, idem, 200 000 dongs; un délicieux bo bun chez Hué Corner environ 100 000 dongs, soit quatre euros, le meilleur repas japonais de la ville 210 000 dongs, soit un peu plus de huit euros; un banh mi, fameux sandwich vietnamien 30 000 dongs, soit un peu plus de un euro, et la liste est longue.

Il y a vraiment de quoi se faire plaisir …

 

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